Hassan Boussou son fils, la volonté de poursuivre son œuvre.
Maître de musique Gnawa, il est reconnu par tous comme l'un des grands maîtres de sa génération. Le Maâlem Boussou forme sa troupe « Boussou Ganga » dans les années quatre-vingt dix avec laquelle il connaîtra un succès national et un essor international en partant régulièrement en tournée en Europe et aux Etats-Unis.
Né à Marrakech, Hmida Boussou a vu, encore enfant, débarquer les troupes alliées et découvert, avec étonnement, l'existence des noirs américains et du jazz. Il était bien loin d'imaginer qu'il jouerait, quarante ans plus tard, avec le pianiste Randy Weston...
Son père, qui n'appartenait pas à la confrérie des Gnawa, était membre de la tribu des Boussou, originaire du Lac Tchad et amenée en Mauritanie par les Touaregs. C'est l'oncle maternel d'Hmida Boussou qui l'introduit dans le milieu des Gnawa, dès l'âge de cinq ans. A sept ans, à l'occasion d'un pèlerinage, la Marabout du lieu lui apparut en rêve, lui confiant le Guembri (luth - tambour à trois cordes), l'instrument qui marquera sa vie.
Il fut introduit auprès des grands maîtres de Marrakech avant d'être appelé, au début des années soixante, par le Maâlem Sam, héritier de l'initiateur de la nouvelle vague casablancaise - qui se caractérise par la variété des ornementations, liée au rythme de la vie et de travail d'une ville où vivent les esprits de trois millions de personnes...
Depuis, Hmida Boussou a toujours continué d'exercer son activité de musico thérapeute entre Casablanca, Marrakech et El Jadida